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BAMAKO, PAYS DOGON, MOPTI, DJENNé, Mali
par helen (rédigé le 29/01/2010 )
 
 
LE DIMANCHE à BAMAKO... ET AILLEURS AUSSI !
rédigé le 29/01/2010
Quoi de mieux que de partir au soleil quand Paris est sous la neige ! Il n'est pas question d'Antilles ou de Thailande, mais plutôt une destination moins commune : C'est parti pour le plus dépaysant des voyages ! Let's go to Bamako !


Paris- Casablanca en 2h, puis Casa -  Bamako en 3h. Sur Royal Air Maroc, Iln'y a qu'un vol pour Bamako chaque jour au départ de Casa, à 23h.

Arrivéeà l'aéroport de Bamako, premier contraste, une seule et même salle pourle contrôle vaccin, la douane et la récupération des bagages. C'est un tout petit petit petit aéroport ! :)
A la sortie, vous serez sollicités par beaucoup de chauffeurs de taxis! A Bamako, les taxis sont jaunes, donc ne montez pas dans n'importe quelle voiture !  L'aéroport se situe à environ 15km au sud de la ville.


A peine arrivée, il était temps de partir pour le Pays Dogon, au centre du pays, étape incontournable d'un séjour au Mali.

Départ du bus de la compagnie BANI TRANSPORT (à la gare routière de Sogoniko,à Bamako) pour la ville de Mopti (via Ségou, San, et Sévaré) à 7h du matin (le départ suivant est à 16h). Comptez 8000 F CFA pour un aller,soit environ 12€.

Chaleur étouffante à bord, pourtant les Maliens, eux, portent manteaux et pulls. Premiers paysages, premières images ! Le dépaysement est déjà total. De la terre battue, des maisons en terre sur le bord de la route, les enfants conduisant des chariots tirés par des ânes,les femmes portant de lourds paniers sur leur tête. Des sourires, des couleurs.

Le bus s'arrête très régulièrement le long de la route pour faire monter de nouveaux passagers, et lors de certaines pauses un peu plus longues vous pourrez acheter bouteilles d'eau, fruits frais et autres gâteaux aux femmes et jeunes filles qui se ruent vers le bus avec plateaux et paniers remplis. Pour la pause pipi, il faut se contenter d'un buisson sur le bas coté ! :)

La partie rude du voyage a commencé quand ils ont diffusé des séries maliennes en Bambara (la langue locale), dans le bus ! Volume à fond, nos partenaires de route, morts de rire... pendant 10h, c'est long ! ;)

Après 650 km, effectués donc en 10h, nous voila arrivées à Mopti !




MOPTI

Sur le bord du fleuve Bani, affluent du Niger, Mopti est appelée "la Venise Malienne".Vous ne pourrez donc pas éviter un tour au port. Il est possible de faire une ballade d'une heure en pirogue ou pinasse sur le fleuve, avec la visite d'un village Bozo (une ethnie de pêcheurs, vous verrez les hommes repriser leurs filets et les femmes fumer le poisson fraichement pêché) pour30000 F CFA (soit 45€), ensuite je vous conseille un verre au Café Bozo(avec une vue idéale sur le fleuve au coucher du soleil), puis un diner au Bissap Café, juste à coté.  Nous avions réservé une chambre à l'hôtel 'Ya pas de problème'. Petit hôtel super sympathique aux allures d'auberge de jeunesse, offrant chambres et dortoirs.



LE PAYS DOGON (Sangha, Koundou, les 3 Youga, Yendouma, Tuogou)

Le lendemain au lever du jour départ en voiture pour le Pays Dogon, avec notre guide. Il n'est pas envisageable de faire cette région sans guide.
1h30 de route via Bandiagara pour rejoindre Sangha, un village au nord du Pays Dogon, sur le plateau. La piste est un peu accidentée mais les paysages déjà sublimes.
Visite de Sangha, puis nous laissons voiture et chauffeur, pour ne les retrouver que 3 jours plus tard.

C'est parti pour le treck : Comptez de 8 à 20km de marche par jour. Le rythme est plutôt tranquille, c'est le parcours qui l'est un peu moins.Un porteur s'occupe de notre gros sac de rando. Ce qui nous laisse plus d'aisance pour évoluer sur les falaises parfois très escarpées.

Le Pays Dogon, inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco, c'est une succession de paysages époustouflants et très changeants : falaises, paysages quasi lunaires de roche noire, puis rouge, plaines désertiques de sable ou d'herbes sèches, villages à flanc de falaises et maisons troglodytes. J'avais l'impression d'être dans 'le Roi Lion' :) !  Et parfois comme sortis de nul part,  au milieu des terres arides apparaissent des champs d'oignons incroyablement verts !  On y voit beaucoup de femmes, qui travaillent la terre, pilent le mil et les oignons, arrosent les champs,  lavent le linge, ramassent des fardeaux de bois. Dans chaque village, les enfants se ruent vers nous en criant "toubab,toubab" (blanc), nous prennent la main, réclament de l'argent, des bonbons, des crayons, et marchent avec nous. Le guide nous parle aussi des traditions et des croyances de la région, et nous fait gouter quelques fruits inconnus !

Quant aux amateurs d'art, ils trouveront toutes sortes d'artisanat local : Porte traditionnelle du pays Dogon, statuettes en bois ou en bronze,masques... Vous trouverez les même à la Maison des Artisans à Bamako,mais c'est quand même plus sympa de se dire qu'on l'a acheté dans le Pays Dogon ! :)

Au coucher du soleil nous arrivons au village de Koundou, isolé au pied de la falaise. Nous passons la nuit au Campement de l'Amitié.Il y a des chambres mais nous dormirons sur le toit, à labelle étoile, sous moustiquaires. Avec un tel ciel et sans la moindre pollution lumineuse c'est magique ! On imagine pas qu'il puisse y avoir autant d'étoiles !  Par contre, à cette saison, les nuits sont fraiches, et il y a parfois un vent très fort. Détail important : ce campement offre devrais sanitaires (toilettes avec chasse d'eau, c'est pas toujours lecas !).

Le2e jour, marche de Koundou à Yendouma via les 3 Youga (YougaNa, Youga-Dogourou,Youga-Piri). Youga-Piri, est appelé le village le plus perdu du Pays Dogon. Perdu à flanc de falaise certes, mais il y a une chose que vous trouverez même dans le plus perdu des villages, c'est du ..... Coca !:)
Escalade des rochers (on oublie les tongues), découvertes des escaliers Dogon pour les pentes un peu abruptes, nous sommes admiratives de l'agilité des femmes et des enfants qui montent et descendent ces falaises, pieds nus ou en tongues, bébés sur le dos, et paniers sur la tête. Nous  dormons dans le campement de Yendouma, toujours sur le toit. C'est toujours magique !
Le lendemain, nous rencontrerons l'instituteur de l'école, qui vient à la quête de dons d'argent ou de fournitures.Il n'y a qu'une école pour plusieurs villages, et parfois les enfantsfont de longs kilomètres dés le lever du jour pour s'y rendre.

Le3e jour, retour à Sangha, via Tuogou. Visite du barrage construit par Marcel Griaule, ethnologue français, le 1er à avoir étudié le Pays Dogon. Il a été enterré dans la falaise selon les rites Dogon. Nous passerons la nuit au Campement Sindjené.

Pendant ces trois jours, nous avons été extrêmement bien accueillies dans chacun des campements. C'est parfois déroutant de voir le confort qu'ils nous proposaient par rapport à leurs conditions de vie. Coté alimentaire, préparez vous pendant ces trois jours à manger couscous,pâtes, riz, pommes de terre ! :) Mais toujours fraichement préparés.Vous aurez aussi toujours la possibilité d'acheter des bouteilles d'eau. A midi, on nous propose toujours le thé traditionnel.C'est une succession de trois petits verres de thé, sucré davantage à chaque étape. Un proverbe dit à propos de ce thé que "le premier est amer comme la mort, le second doux comme l'amour, et le dernier sucré comme la vie."


Coté photo, il est difficile de faire de beaux portraits, les gens réclament de l'argent en échange. Il faut se  contenter de quelques photos volées, de loin, et recadrées ensuite. Coté paysage, il est dur de retranscrire en photo le sentiment d'immensité que l'on ressent face à ces décors.

Ce treck nous est revenu à environ 250 €/personne, cela comprenait :
voiture avec chauffeur pour les trajets Mopti / Sangha et Sangha / Djenné,  y compris le carburant, le guide, le porteur, les nuits et les repas dans les différents campements, le bac pour Djenné et taxes touristiques du Pays Dogon. Seules les boissons n'étaient pas comprises.La personne que nous avons contacté pour organiser ce séjour dans le Pays Dogon, a une équipe de 6 guides et se vend comme faisant du tourisme solidaire. Ce qui est sensé garantir des salaires correctes à notre guide et notre porteur.

Dimem Dara, guide national, Circuits sur mesure, Bamako, Mali : daradimem@yahoo.fr



DJENNE

Au lever su soleil, nous partons donc pour Djenné. A l'arrivée, nous sommes très sollicitées par des guides officiels et officieux.Dur d'y voir clair. Il est important de demander à voir une carte de guide officiel. Pour 10000 F CFA (environ 15€ pour 3), on nous propose une visite de 2h dans la ville (plus cher que ce que nous indiquait le Guide du Routard, mais pour réussir à bien négocier il faut du temps et de l'énergie ! Ce jour là, les deux nous faisaient défaut !)

La ville est labyrinthique, dur de s'y retrouver si on ne connait pas, car comme toujours, il n'y a pas de plan. Le guide nous fait rentrer dans des maisons typiques, un atelier de Bogolan (le tissu traditionnel, teint avec des écorces et de la terre) et nous permet aussi d'accéder à des terrasses offrant une vue panoramique sur la ville et notamment la mosquée en banco (briques de terre et de paille), qui est la plus grande construction en terre du monde.


Ensuite retour à Mopti, et de là, retour en bus à Bamako, avec cette fois la compagnie GANA TRANSPORTS (7000 F CFA). C'est reparti pour 10h de route, toujours dans une étouffante chaleur, mais dans une ambiance plus calme qu'à l'aller, juste de la musique !



BAMAKO

Si vous avez l'occasion de visiter Bamako en moto, sautez sur l'occasion. La ville est très étendue, il n'y a ni plan, ni nom de rue. Sinon optez pour le taxi ! Mais pensez à négocier le prix de votre course avant de partir car avec votre petite tête de touriste, les chauffeurs n'hésitent pas à monter les prix ! Il existe sinon les SOTRAMA, des minibus verts, mais leurs circuits semblent assez aléatoires - pas de plan de ligne, pas d'arrêt, pas d'horaires. A priori on est pas sur d'atterrir là où c'était prévu !

Dans la capitale, la circulation est folle, et la signalisation peut respectée. Passé le stress du fait qu'on ait pas de casque, la moto offre une façon idéale de découvrir cette ville. Bamako, c'est des rues en terre, parfois jonchées de déchets, du bruit, de la poussière mais une incroyable effervescence, des sourires et des couleurs ! Passez sur le Niger,découvrez les quartiers ACI 2000 (pour les ambassades et les grandes entreprises), Badalabougou, le Musée National du Mali (qui offre une petite expo très intéressante sur les textiles locaux), le quartier administratif, le Grand Marché (intéressant, mais usant à cause des très nombreuses sollicitations), la Maison des Artisans (objets en cuir, statuettes,masques, instruments de musique - cora, djembé - meubles, tableaux,bijoux, ...).

Ne quittez pas Bamako sans sortir un peu ! La ville offre de nombreux restos sympa et pour danser vous pouvez tenter 'La Terrasse' et ses soirées Salsa du jeudi soir !

Pour finir sur une note farniente, vous pouvez profiter de la piscine et des transats de l'Hotel Amitié, pour 5000 F CFA  (7€ environ)! Idéal avant de reprendre l'avion !


Infos pratiques :
Les distributeurs acceptent plus souvent la carte VISA que la Mastercard et les bureaux de change ferment tôt (vers 16h) !
Pensez à l'anti-moustique ! :)

A goûter :
Passés les couscous et plats de pâtes du treck, il y a plein de trucs à gouter  :
la bière de mil,le jus de bissap, le tamarin et le jus de tamarin, le fruit du baobab (appelé maracasse, pain de singe ou encore bonbon du Pays Dogon), les noix de Cola, le Yassa Yassa (plat en sauce), le dégué (lait et mil), l'Alocos (bananes plantain frites, mon coup de coeur culinaire de ce séjour !), le Kouliko (frites d'ignames, ça ressemble à de la pomme de terre), et si vous êtes aventureux vous pouvez toujours essayer leTô... mais ça le gout et l'allure de la terre ! ;)


Voila, Je suis partie sans trop savoir ce que j'allais voir, et je neregrette pas cette destination, incomparable avec quoi que ce soit quej'ai pu voir auparavant ! Un voyage inoubliable ! Et vous ? Tenté ?






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HOTEL 'YA PAS DE PROBLEME' (0)
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rédigé par helen le 29/01/2010
site web

Charmant petit hotel aux allures d'auberge de jeunesse, à quelques pas du fleuve Bani, proposant chambres et dortoirs (21000 F CFA, la chambre pour 3).
Bar / Restaurant sur la terrasse (viande excellente). Pain frais et encore chaud pour le petit déjeuner !

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